‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 191 sur 539 · Id , p · texte numérisé non relu

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septentrional du massif des Aurës, sans à peine entamer la montagne; et si Ton pénètre dans la plaine du Hodna, en revanche on ne possède plus que la moindre partie des Maurétanies. Mais dans ces limites plus étroites, Tétude de l'occupation militaire byzantine n en est pas moins délicate et compliquée. Tandis qu'à Tépoque romaine, le pays était défendu par une suite de points fortifiés s'étendant sur une seule ligne, maintenant la province tout entière est couverte de forteresses : et à ces lignes de citadelles échelonnées Tune derrière l'autre depuis le limes jusqu'à la côle, il est difficile parfois d'assigner une date exacte et une destination précise. D'autre part, si, sur la frontière, les Byzantins ont conservé d'une façon remarquable les traditions militaires et les habitudes stratégiques des Romains, dans l'intérieur de la province, ils ont inauguré des méthodes nouvelles, qui rendent singulièrement malaisé l'examen du système de la défense et produisent de perpétuelles confusions entre les ouvrages proprement militaires et les autres travaux de fortification. Enfin, s'il est possible de fixer à peu près certainement la chaîne des chàteaux-forls qui protégeaient les régions définitivement soumises, il est certain qu'au delà de cette ligne, l'influence byzantine s'étendait au loin sur les tribus berbères, et que peut-être même des postes fortifiés assuraient parfois dans ces états vassaux la fidélité fort incertaine des Maures. Nous examinerons dans un prochain chapitre les relations du gouvernement grec avec ces populations indigènes, tour à tour révoltées ou soumises : ici nous nous contenterons de déterniner, du mieux qu'il sera possible, la première ligne de défense qui formait la limite réelle de l'Afrique byzantine, et d*étudier ensuite les mesures complémentaires qui, dans l'intérieur du pays, assuraient la sécurité des populations et le maintien de l'autorité impériale.

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