LES FORTERESSES DE LA FRONTIÈRE
Frontière de Tripolitaine .
 l'époque romaine, autant qu'on en peut juger Ipar les renseignements assez incertains relatifs à un pays mal connu, la frontière de Tripolitaine a varié suivant les époques. Au début de TËmpire, elle s'écartait peu de la côte, et de Gabès aux limites de la Cyrénaïque, elle longeait de très près le rivage^; plus tard, au moins dans la partie occidentale de la province, entre Leptis Magna et les Ghotts, elle fut reportée un peu plus au sud, et une série de postes fortifiés occupa la ligne de hauteurs, qui depuis le Djebel-Nefouça jusqu'au plateau des M atmata, forme de ce côté la frontière naturelle du pays*. Il est difficile de déterminer, entre ces deux tracés, celui qu'adopta l'époque byzantine. Dans la partie orientale de la province, la nature des lieux suffit à trancher la question : jusqu'à Leptis Magna^ la zone habitable est étroitement restreinte à la côte, entre le rivage et les dunes de sable qui viennent aboutir à la mer; de ce côté les Byzantins durent^ comme les Romains, se contenter d'occuper le littoral extrême '« et, s'il en faut croire les informations recueillies par Tissot, ils protégèrent dans cette région, depuis la Cyrénaïque jusqu'à