‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 20 sur 539 · îd, p · texte numérisé non relu

îd, p

3, IfL, p. 372.

\. îiL, p. 377.

'i. l*rocope, Bell. Vand.^ p. 372, dit cioq jours et, p. 374, uciif. Les itinéraifâidonaeiiteavirou l7omilleà(Tissot,^ieo.7r. lic l'Afrique romaine, II, lOSsq.)

d'exposer longtemps leur flotte sur une côte dangereuse, ouverte à tous les vents et dépourvue d'abris, opinaient dans le même sens, insistant sur le danger de séparer Tarmée de terre de l'escadre ^ Bélisaire comprit mieux les nécessités de la situation; redoutant toujours Tapparition de la flotte vandale et les dangers d'une bataille navale, il refusa de perdre le bénéfice déjà acquis d*un débarquement sans péril : d'ailleurs plus sûr de ses soldats et peut-être de lui-même dans une campagne continentale, il comptait en outre sur le désarroi où l'arrivée imprévue des Byzantins jetterait la défense, et sur l'appui que lui fourniraient les populations africaines. On se rendit aux raisons du général en chef, et bientôt les événements se chargèrent de les justifier.

Aux populations romaines d'Afrique, Bélisaire se présenta comme un libérateur : dans ses proclamations, il déclara hautement que la guerre n'avait d'autre objet que Taffranchissement du pays, que l'empereur n'avait pris les armes que pour délivrer ses fidèles sujets, opprimés et persécutés par les Vandales". Pour se concilier plus efficacement encore la bienveillance des habitants, il veilla à maintenir dans son armée la plus stricte discipline: non seulement toute violence à l'égard des personnes fut sévèrement interdite, tout pillage des propriétés privées rigoureusement défendu, mais la maraude même, si fréquente dans les guerres africaines, fut punie des peines les plus dures : le soldat dut payer scrupuleusement toutes les fournitures que lui firent les indigènes *. Une si rare modération porta bien vite ses fruits. Les hautes classes de la société et en particulier le clergé catholique étaient d'avance acquis au parti byzantin ^ : la masse, agréablement surprise par la douceur des procédés de l'armée envahissante, suivit sans se faire prier l'exemple que lui donnaient ses chefs spi-

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