‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 21 sur 539 · W., p. 378-379, 382, 394. Cf. BelL Goth., p · texte numérisé non relu

W., p. 378-379, 382, 394. Cf. BelL Goth., p

4. Vict. Tonn., aua. 533 (p. 198); Bell, f7znrf.,p. 383. On le voit bien àSuUecum, où c'est le clergé et l'aristocratie locale qui font accueil aux Byzantins.

rituels. Aussi la marche entre Caput Vada et Carthage fut-elle la plus aisée des promenades militaires. « Bélisaire, dit Procope, s'était si fort concilié les Africains par sa douceur et son honnêteté qu'il semblait, durant toute la route, qu'on marchât en pays ami; les habitants ne s'enfuyaient point à l'approche des troupes, ils ne cachaient point ce qu'ils possédaient; au contraire^ ils apportaient des vivres et fournissaient à discrétion aux soldats tout ce qu'ils souhaitaient'. » Sans doute ces bonnes dispositions n'allaient point jusqu'à provoquer un soulèvement général en faveur de Byzance; les Romains d'Afrique se contentaient d'ordinaire d'ouvrir les portes de leurs villes et d'en remettre solennellement les clefs à Bélisaire, mais c'était beaucoup déjà d'avoir assuré le ravitaillement des troupes, et le moindre succès devait rendre plus efficace encore la sympathie visible des populations. En fait, à mesure qu'on avançait, les manifestations devenaient plus audacieuses : un jour, c'était le chef du service des postes qui livrait tous ses chevaux au général byzantin, ôtant ainsi à Gélimer les moyens d'obtenir aisément des informations précieuses*; à l'approche de l'armée byzantine, Carlhage s'agitait', malgré les nombreux Vandales résidant dans la capitale; la population brisait, à la vue de la flotte impériale^ les chaînes de fer qui fermaient le port*; à l'annonce du combat de Decimum, la grande ville illuminait, et pleine de joie ouvrait ses porles à l'armée libératrice*. Et pendant ce temps Gélimer, surpris par le débarquement inattendu des Byzantins, privé de l'élite de ses troupes détachée en Sardaigne, éloigné de sa capitale et des forces qui y étaient cantonnées, sans doute aussi déconcerté par l'abandon des populations romaines et la neutralité ambiguë des tribus indigènes, ne faisait rien pour entraver la marche de son heureux adversaire : et au

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