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encore au Bas-Empire : et en eifet^ parmi les villes grecques de la Numidie, Georges de Chypre, un géographe du vi* siècle, nomme la ville de Ba$r^;S et les historiens arabes la montrent au vn"" siècle menacée par Sidi Okba^ A la même époque, on prétend qu'une garnison byzantine occupait Thouda', et Ibn Abd-el-Hakem déclare que c'est l'armée des Ronms qui, alliée aux Berbères, défit près de cette place le conquérant arabe \ Enfin au sud-ouest de Biskra, à Tolga, L. Renier a cru reconnaître une citadelle de l'époque byzantine'. La démonstration semble donc certaine, et il faudrait admettre que les généraux grecs, réalisant le rêve de Jusiinien, ont reporté jusqu'aux antiques limites de l'Afrique romaine la frontière des possessions byzantines.
La chose pourtant, il faut le dire, parait a /?rtori fort invraisemblable. Assurément, l'histoire de TAfrique grecque nous est trop incomplètement connue pour qu'on puisse rien conclure du silence des historiens, mais enfin on voit mal à quel moment, par quels moyens, les Byzantins, déjà si embarrassés de défendre les hauts plateaux de la Byzacène et de la Numidie contre les incursions des tribus berbères, auraient réussi à pousser si avant les bornes de TEmpire. Voici une considération plus grave : si les Grecs avaient réellement occupé une ligne de places au sud de l'Aurès, toute communication eût été, ce semble, interrompue entre les montagnards et les Sahariens. Or, entre la Miurétanie et le massif aurasien, les relations sont faciles : moins de sept ans après la grande expédition de Solomon, labdas est rentré en maître dans sa montagne, ce qui indique une occupation bien passagère ou au moins bien insuffisante* ; en 546, les populations
1. Georg. Cypr., p. 3t. Cf. Proc, Aed (passage iné Ut), qui signale également parmi les citadelles destinées & cerner TAurës la place de BaSv];.