‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 214 sur 539 · Bell. Vand., p. 515. Cf. p · texte numérisé non relu

Bell. Vand., p. 515. Cf. p

qui habitent la contrée au sud des Chotts, celles qui sont établies sur le Tersant méridional de TAurës, s'associent sans difficulté à l'insurrection des montagnards S ce qui ne parait point attester une domination byzantine bien solidement établie dans la région. Enfin et surtout les arguments qu'on invoque ont, en fait, beaucoup moins de portée qu'il ne semble à première vue. Nous écarterons tout d*abord le renseignement relatif à Tolga : comme l'observe justement M. Gagnât, a la similitude du plan avec celui des citadelles de Timgad et Lambëse n'est peut-être pas une raison entièrement décisive » *, un rectangle flanqué de tours pouvant tout aussi bien être une construction militaire romaine. Pour Besseriani, la description assez vague donnée par M. Baudot 'mo parait beaucoup moins significative que ne pense M. Gagnât : et d'ailleurs un explorateur compétent, M. Masqueray, attribue sans hésitation cette enceinte à l'époque romaine * : en présence d'informations contradictoires et assez incertaines, Userait donc fort imprudent de rien conclure. Ainsi, au lieu d*une ligne de postes, longeant tout le sud de l'Aurès, il no s'agit plus maintenant que de deux villes fortes, voisines Tune de l'autre, Badis et Thouda. Je ne crois point qu'il faille, en ce qui les touche, attacher trop d'importance aux textes du vu* siècle : à ce moment, en face de l'invasion arabe, il y a eu, on le verra plus tard, alliance conclue entre les Grecs et les indigènes menacés par un commun danger ; il n'est point surprenant que, dans ces circonstances, les troupes byzantines, qui à cette date occupaient encore les citadelles établies au pied septentrional de l'Aurès, qui venaient de résister dans Bagai et Lambèse aux attaques de Sidi Okba, aient concerté leurs mouvements avec ceux des Berbères, et, pour couper la retraite au général arabe, momentanément passé au sud de

\.Joh.,U, 146-156.

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