‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 227 sur 539 · Georg. Cypr., p · texte numérisé non relu

Georg. Cypr., p

3. Cf. Cat, Maurétanie Césarienne, qui prétend (p. 275) « qu'une bonne partie de la Maurétanie Césarienne se replaça d'elle même sous le gouvernement de Jostinien ». Cela ne se soutient pas (cf. Bell. Vand., p. 451).

4. C. /. L., VIII, p. 169. Cf. Bull. Corr. afr., I, p. 225; Cagnat, /. c, p. 629-630

5. Vîgneral, Kabylie du Djurdjura^ p. 66-71 (avec plan); Mercier, Bull, Com. 1886, p. 466-467.

qu'ils tenaient certainement à la tin du vi^ siècle ^ Au promontoire du cap Matifou, qui ferme à Test la baie d'Alger, ils possédaient Rusguniae, où Ton constate une population chrétienne au commencement du vu* siècle'; puis c'était Tipasa, où la basilique de Sainte-Salsa atteste la présence d'habitants catholiques', et Gaesarea (Cherchel), capitale officielle de la province et résidence d'un duc S d'où les Grecs furent peutêtre chassés dès la fin du vi^ siècle ; à l'ouest de cette ville^ Gunugus (Gouraya), où l'on signale des restes de l'occupation

1. Georg.Cypr., p. 34. Cf. Gelzer, /. c, p. xzxi; et poar les rnioes de Tigzirt, Vigneral, Kabylie du Djurdjura, p. 20-26 (avec plan) : Bourlier et Gavaalt, Tigzirt et Taksebt {Revue afr., 1891, p. 5). Pour Taksebt, cf. Vigneral, /. c, p. 31-35 (avec plan). Dans des notes médites, que me communique obligeamment M. Gsell, M. Gavault, mort récemment, signale à Tigzirt et décrit uDe enceinte datant de Tépoque byzantine. J'emprunte à cette description les indications suivantes. Conformément à une pratique fréquente au ti* siècle, Tenceinte byzantine est de dimensions beaucoup moins considérables que celle de l'ancienne ville romaine et laisse en dehors d*elle plusieurs édifices importants de la cité, en particulier une église chrétienne datant du v* siècle ; on voit que, pour mieux assurer la défense, on a, & Tépoque byzantine, sensiblement réduit le périmètre de Rusuccurn. Établi de façon à couvrir du côté de la terre Tétroit promontoire où s'élevait le centre de la ville antiqae, « ce rempart n*est guère qu'une soite de redans et de courtines, avec des portes étroites habilement défilées. Il est surtout visible en ses extrémités est et ouest. En ces deux points le mur se prolonge jusque dans la mer, soit que celle-ci ait empiété beaucoup sur les terres, soit que les ingénieurs d'alors aient voulu éviter que leurs défenses fussent tournées par un ennemi hardi, la plage étant fort peu profonde en cet endroit. Du cdté est, le rempart écroulé laisse voir très nettement sa constrnction. Il a une épaisseur de 2b,10 et il est composé de deux parements en grosses pierres de taille, qui se rejoignent de temps à autre, mais le plus souvent laissent entre elles un intervalle rempli par de petits blocs très irréguliers Parmi les matériaux de

ce mur, nous avons remarqué quelques claveaux et un certain nombre de

pierres à bossages Dans plusieurs endroits les raccords des blocs se font

mal ; des pierres ont été entaillées pour en recevoir d'autres, on posées tant bien que mal au détriment de l'horizontalité du joint. Dans une même assise la hauteur varie souvent... Çà et lÀ nous avons trouvé quelques rosaces et monogrammes qui décèlent avec certitude l'époque chrétienne. » Il y a donc tout lieu d'attribuer au vi« siècle la construction de cette enceinte.

2. Byz, Zeitsckr.,\\, p. 26, 32; C. /. L., VllI, 9248. Cf. Cat., /. c, p. 118-119.

3. Gsell (Comptes rendus de CAcad. des inscr., 1892, p. 246-247) et Rech, arch. en Algérie, p. 40-48 et 66-72.

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