‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 228 sur 539 · Hell Vand., p. 501 ; Cod. Just., l, 27, 2, 1 a · texte numérisé non relu

Hell Vand., p. 501 ; Cod. Just., l, 27, 2, 1 a

byzantine *, et Cartenna (Ténës) qui avait un évëque au commencement du vii«" siècle*. Au delà, jusqu'à la Tingitane, on ne trouve, sur le littoral même, nulle trace de la domination impériale. Mais à quelque distance de la côte, entre la vallée de VOued*el-Hamman et celle de la Tafna, on a relevé à Aquae Sirenses (Hamman-bel-Hanefia)'., à Altava* (Lamoricière), surtout à Pomarium* (Tlemcen), une série d'inscriptions curieuses du vi« et du vu* siècle (entre 538 et 651) datées, suivant Tancienne habitude romaine, par l'ère locale de la province de Césarienne. Faut-il conclure de ce fait, comme Ta soutenu Gelzer, que « les limites de l'Afrique byzantine se sont étendues après le règne de Justinien » ". La chose parait assez surprenante, et Targumentation un peu singulière. S'il s'agissait ici de l'emploi de quelque ère nouvelle et spéciale à Byzance, ducomput par indiction s, par exemple, que l'on rencontre au vi* siècle en Byzacène ou en Proconsulaire % certes il y aurait lieu de tenir grand compte de cette innovation significative : mais en fait, que trouve-t-on ici? la persistance d'un usage ancien, pratiqué dans tout le pays durant tout le temps de la domination romaine, et qui se conserva dans ces mêmes villes après la chute de cette domination, alors que, à la faveur de l'anarchie vandale, des royautés indigènes s'élevaient dans ces contrées, c'est-à-dire à un moment où nul ne pensait encore à Byzance. Il y a à Altava des inscriptions de cette sorte, datées de 480 et de 508*, il y en a à Tlemcen de 469 et de 522', et vers le même temps on rencontre des

1. Gauckler {Comptes rendus de VAcad, des inscr,, 1893, p. 20). Cf.Cat.,^ r., p. 138 sqq.; Bull. Corr, afr., I, p. 131.

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