‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 229 sur 539 · W., VIII · texte numérisé non relu

W., VIII

preuves du même usage à Orléansville (ann. 474, 475) ' et à Tiaret (ann. 485, 488) *. Or, en cette fin du v* siècle, et au commencement du VI*, quelle était la situation politique de ces villes? elles appartenaient à un chef indigène que nous connaissons, que nous trouvons en 535 en relations avec le patrice Solomon', à ce Masuna qui s'intitulait « roi des Maures et des Romains » ^ et qui possédait en 508 Altava, Safar (Aïn-Temouchent), Castra Severiana, etqui sans doute étendait son autorité jusqu'aux plateaux duSersou, jusqu'à Tiaret et Frenda'. Or, sous ce prince^ les villes romaines, qui avaient accepté sa protection, continuèrent à dater comme autrefois les inscriptions funéraires dont elles décoraient la tombe de leurs morts : est-il nécessaire, parce que cet usage persiste à l'époque byzantine, d'admettre pour l'expliquer une conquête des impériaux? Le roi Masuna a eu des successeurs : on voit encore entre Tiaret et Frenda des monuments qui sont sans doute les tombeaux de famille de cette dynastie indigène' : pourquoi, sous ces princes berbères, à demi romanisés et chrétiens, les habitudes antérieures se seraient-elles en rien modifiées? Sans doute, il est remarquable de trouver, en pleine Maurétanie Césarienne^ cet tlot de populations romaines, portant, comme au temps du Haut-Empire, les noms de Julii , d'Aurelii, de Yalerii, et professant la religion catholique. Mais ce n'est point là un cas isolé. Ailleurs encore on trouve des chrétiens dans rintérieur de la Césarienne : au commencement du vu® siècle, Labdia (Médéa), Oppidum Novum (Duperré dans la vallée du Chélif), Timici, dont l'emplacement est incertain» ont des évêques^ : en conclura-t- on que la con-

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