id., p
6. Id.j p. 398. Sur la date, cf. Papencordl, Gesch. der Vandale, 452, DoltJ 1. 1. Sur la bataille, cf. BeH. Vand.^p. 384-391 ; POngk-Harlluiip, /. c, 84-89
Tissot, /. c, H, 115-121.
22 HISTOIRE DE LA DOMINATION BYZAxNTINE EN AFRIQUE
rimprovisle sur leurs derrières; par surcroît, Gélimer^ alors que l'affaire n'était point encore totalement compromise, laissait passer le moment de forcer la victoire*, et parmi ces mouvements décousus, mal concertés, la cavalerie byzantine, malgré les imprudences de ses chefs, malgré des échecs partiels, n'eut point de peine à rompre les lignes peu solides des escadrons vandales.
La victoire de Decimum ouvrait la route de Carthage : Gélimer, en effet, à l'exemple de ses prédécesseurs, s'était peu soucié de tenir en état les fortifications de sa capitale et n'y pouvait maintenant trouver un asile; incapable d'ailleurs, avec ses cavaliers en déroute, d'Opposer derrière des murs à demi ruinés une sérieuse résistance, il s'était, après la défaite, enfui par la route de Numidie*. Bélisaire ne Ty poursuivit point et marchadroit sur Carthage ; en même temps, la flotte byzantine, qui avait doublé le promontoire d'Hermès, apparaissait dans le golfe de Tunis*. Attaquée par terre et par mer, n'ayant qu'une faible garnison, affolée par la nouvelle du désastre* et complètement perdue au milieu d'une population soulevée en faveur des Byzantins', la grande ville ouvrit avec enthousiasme ses portes au vainqueur. L'occupation s'en fit avec un ordre et une discipline remarquables : « Bélisaire, dit Procope, maintint si bien ses soldats dans le devoir, qu'on ne constata aucune menace, aucun acte de violence, et que la vie habiluelle de la cité poursuivit son cours sans être troublée: dans cette ville prise, qui venait de changer de régime et de maître, les boutiques restèrent ouvertes comme d'ordinaire, et les soldats, achetant au marché les vivres dont ils avaient besoin, demeurèrent en absolue tranquillité\ » Au nom de Tempère ur, Bélisaire prit possession du palais de Gélimer