‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 231 sur 539 · Cat., /. c, p · texte numérisé non relu

Cat., /. c, p

3. Fournel, /. c, I,p. 168-169. Il y a un plan de Tiaret dans Gagnât, p. 651.

pense, à expliquer comment les historiens musulmans ont pu parler des Roums qui occupaient Tiaret *. Voilà pour le vu" siècle. Mais, sur un monument voisin de Tiaret, sur l'une des pyramides des Djedar, une inscription fameuse, rapportée par Ibn Khaldoun, portait le nom du patrice Solomon ' : en faul-il conclure, comme on Ta fait, que le général byzantin poussa jusque-là sa marche victorieuse? La chose est peu probable, pour toutes les raisons énumérées plus haut, et il serait bien étonnant dans ce cas que ce grand bâtisseur n'eût assuré par nulle citadelle la possession du pays si merveilleusement reconquis. Aussi bien nous ignorons totalement le contenu de Tinscription, le texte dlbnKhaldounnesignifiantabsolumentrien : et si vraiment elle contenait le nom du patrice, alors même elle ne prouverait pas nécessairement sa présence. Nous savons par Procope qu'il fut eu relations avec les chefs de cette partie de la Maurétanie : quelque allié indigène, quelque officier en mission peut donc fort bien, comme on l'ajustement observé, en avoir été Tauteur s.

Les postes de la Maurétanie Tingitane.

Ainsi, quelques postes échelonnés le long du littoral constituaient àTépoque byzantine toute la Maurétanie Césarienne : de même, par quelques places fortes, les Grecs conservaient un pied en Tingitane. Sur cette côte, ils occupaient peut-être à l'ouest de la Mlouia, la ville de Rusaddir, où Ton trouve^ au commencement du vii« siècle, une population chrétienne ^ : mais surtout ils tenaient solidement le promontoire qui do-

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