‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 232 sur 539 · La Blaochère, /. c , p · texte numérisé non relu

La Blaochère, /. c , p

4. Byz. Zeilchr,, U, p. 26, 32. Sur l*endroit, Itinéraire dAnlonin, 11, 4 ; 11 3.

mine au sud le détroit de Gadës. Là, ils avaient pris possession de Tadmirable position de Septum (Ceula) * : l'empereur avait fait sur ce point construire une formidable citadelle ; une garnison y était cantonnée, commandée par un officier choisi; et dans son port s'abritait une escadre de bâtiments de guerre y chargée de surveiller cet important passage *. Au delà de Septum, Tingi (Tanger) fut peut-être momentanément occupée ; du moins on y signale au commencement du Yii* siècle une population chrétienne^. Enfin les vaisseaux grecs, dépassant les colonnes d'Hercule, semblent même avoir repris quelques-uns des postes romains établis sur la côte de TAtlantique. Au commencement du vii'^ siècle % Lixus avait un évèque, et on y signale des restes de fortifications byzantines : on a même cru retrouver des monuments byzantins bien plus au sud encore, à Agadir^. Toutefois l'intérieur du pays échappait complètement aux Grecs, et le mur byzantin que M. de LaMartinière indique à Volubilis* appartient très probablement aux derniers temps de Toccupation romaine. Mais, en revanche, l'importance de Septum ne fit que grandir au cours du vi* siècle : à Tépoque où Georges de Chypre rédigeait sa notice, cette place était la capitale de la Maurétanie seconde^ : elle devait, à la fin du vu- siècle, devenir un des boulevards de la domination grecque, et, par une bizarrerie assez curieuse, alors que du vaste empire rêvé par Justinien, il ne restait plus, de la Tripolitaine à la Sitifienne, un pouce de terre aux Byzantins, ce fut cette ville lointaine, égarée aux extrémités de l'Occident, qui, pendant quelques années, constitua, à elle seule, tout l'exarchat, et offrit aux derniers représentants de l'autorité impériale un suprême asile sur la terre africaine.

i.Bell. Vand., p. 430.

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