‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 25 sur 539 · Id., p · texte numérisé non relu

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Justinien; ils demandaient en échange une nouvelle et solennelle investiture de leurs commandements*. Bélisaire ne la refusa point; il en renforça reflet par de larges distributions d'argent, et assuré ainsi, sinon du concours, du moins de la neutralité des indigènes, il revint à Gélimer.

Le roi vandale, réfugié dans les grandes plaines de Bulla Regia, l'acluelle Dakhla des Ouled bou Salem, s^appliquait à reformer ses forces. Comprenant un peu tard son imprudence de Decimum, il s'efforçait à prix d'or de soulever les campagnes contre l'envahisseur et d'organiser une guerre de partisans*; il tâchait, pour rendre quelque prestige à ses armes et quelque confiance à ses soldats, de surprendre et d'enlever les détachements byzantins envoyés en reconnaissance*; en toute hâte, il rappelait de Sardaigne Tarmée dont Tabsence lui avait été si fatale*, et avec ses troupes reconstituées, grossies de qiitïlques tribus indigènes déclarées en sa faveur*, il marcha sur Carthage. Les murailles, incomplètement réparées encore*, semblaient rendre facile une attaque de vive force; mais, pour la tenter, il eût fallu à Gélimer autre chose qu'un corps de cavalerie. Aussi dut-il se contenter de bloquer la ville, coupant le grand aqueduc qui lui fournissait l'eau, occupant les routes par où lui arrivaient les vivres '; en même temps il entamait dans la cité et jusque dans l'armée byzantine des négociations secrètes, comptant qu'à défaut des armes, la trahison lui rendrait son royaume*. L'énergique habileté de Bélisaire déjoua toutes ses tentatives : son prudent sang-froid ne demeura pas moins impassible aux bravades par lesquelles Gélimer tâchait de Kattirer hors des murs en une décisive bataille. Patiemment, le général byzantin attendait son heure; enfin, vers le

i. Bell. Vand., p. 406-407.

ï. /rf., p. 401.

B Id., p. 406.

li. Id., p. 412-413.

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