‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 26 sur 539 · Id., p · texte numérisé non relu

Id., p

«. /</., p. 412-il3.

milieu de décembre, trois mois environ après la journée de Decimum, il se décida à marcher à Tennemi.

Gélimer et son peuple, car les Vandales traînaient à leur suite leurs femmes, leurs enfants, leurs trésors ^ étaient établis à Tricamarum, à 30 kilomètres environ de Carthage, dans une position protégée par une petite rivière'; mais avec leur imprévoyance ordinaire, les barbares avaient négligé de fortifier leur camp', comptant que leur bravoure et leurs vaillantes épées suffiraient à gagner la bataille. Mais cette fois encore, comme à Décimum, ils commirent fautes sur fautes*. Au lieu de profiter de leur supériorité numérique et de la mobilité de leur cavalerie pour harceler, fatiguer, envelopper les escadrons impériaux, ils restèrent sur la défensive derrière le ruisseau qui les protégeait : par trois fois, ils reçurent sur la pointe de leurs glaives et brisèrent la charge des cataphractaires byzantins ; mais épuisés par cette vigoureuse résistance, privés de leurs principaux chefs, ils laissèrent enfoncer leur centre à une dernière attaque, et en déroute ils se rejetèrent sur leur camp. Cette fois encore, la cavalerie byzantine avait, comme à Decimum, été seule à combattre'^; Tinfanterie parut vers le soir, juste à point pour enlever presque sans combat le camp vandale. Ce fut le signal de la déroute suprême. Gélimer, affolé, sentant que tout était perdu, sauta à cheval et s'enfuit avec quelques fidèles, sans laisser un ordre, sans s'inquiéter de ce que deviendrait son peuple*, et pendant que les siens tombaient aux mains du vainqueur, pendant que l'armée grecque, grisée de ses succès, ne songeait qu'à mettre au pillage les trésors livrés à son avidité '', alors que le momdre retour offensif eût suffi à balayer ces troupes disloquées

Page 1