‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 251 sur 539 · Tissot, II, p · texte numérisé non relu

Tissot, II, p

sur les pentes méridioQales du Tell, une série de forteresses chargées de défendre cette frontière. Lorsque, quelques années plus tard, les progrès de la conquête eurent porté jusqu'aux pieds de TAurès la domination byzantine, les places primitivement occupées ne perdirent point toute raison d'être ; elles formèrent une seconde ligne de citadelles, fort utiles pour arrêter les courses des nomades, si la barrière qui bordait l'Aurès venait à être forcée; et elles parurent même alors conserver assez d'importance pour qu'on renforçât de quelques constructions nouvelles ce système défensif^ De cette sorte, sur un tracé à peu près parallèle à la grande route de Garthage à Cirta et fort voisin de cette voie de communication, des postes fortifiés s'échelonnèrent depuis la vallée de l'Oued- Mellègue et les environs du Kef jusqu'à la coupure par où l'Oued-bou-Merzoug se dirige vers Conslanline.

A l'extrémité orientale de cette ligne se trouvait, près du bordj actuel d'Aïn-Guettar, la forteresse de Tagoura' et non loin de là, le castellum de Tamatmat'; puis à l'endroit où, venant du sud, la grande voie de Théveste à Hippone et au littoral allait couper la route do Garthage à Cirta^, le château fort de Madaure, élevé parmi les ruines de l'antique ville de ce nom, barrait le passage ^ Plus loin, sur les dernières pentes du massif montagneux qui longe et domine au nord la vaste plaine de Tifech, au flanc d'une colline escarpée dont un ravin abrupt défend partiellement l'accès, était assise la grande forteresse de Tipasa; elle occupait, au-dessus de l'immense région fertile, où coulent vers Touestun affluent de la Seybouse, et vers l'est les premiers tributaires de la Medjerda, une admirable position militaire et stratégique* : surveillant en eflet

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