‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 27 sur 539 · Id., p · texte numérisé non relu

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qui n'écoutaient plus leurs chefs', Gélimer galopait dans la nuit sur la route de Numidie. Le royaume vandale n'existait plus.

On sait la suite des événements. Pendant que le roi barbare, poursuivi par la cavalerie grecque, allait chercher un asile chez les Maures du mont Pappua', le reste de ses États, sa forte ville d'Hippone, ses trésors, tombaient 'successivement aux mains de Bélisaire*. Lui-même, bloqué dans sa retraite par un détachement byzantin, passa trois mois à souffrir le froid, la faim, la misère, sans que son orgueil royal put se résoudre à accepter les propositions que lui faisait transmettre le général de Justinien*. A la fin deThiver, pourtant, craignant de voir forcer son dernier asile, touché surtout des privations sans nombre que son obstination imposait à son entourage, il céda à sa destinée et se remit aux mains de Bélisaire*, moyennant promesse de la vie sauve et d'un traitement honorable (mars 834). Le représentant de l'empereur promit avec empressement tout ce qu'exigeait le roi déchu : assurément, Gélimer vaincu n'était plus guère redoutable; mais sa prise était le symbole vivant de la ruine de l'empire vandale, et elle semblait le gage assuré de la soumission totale de l'Afrique.

Pourtant, malgré la rapidité et les triomphants succès de cette campagne, c'était une assez médiocre armée que celle de Bélisaire, et bien faite pour inquiéter le général chargé de la conduire. Sans doute, ces vieilles troupes étaient capables de se battre avec courage®, encore qu'on les voie parfois,

{.Bell. Vand., p. 424.

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