Ibid., p
LE GOUVERNEMENT BYZ4NTrN ET LES POPULATIONS TNDfGÈNES 301
Sur les confias de la Tripolilaîne étaient établis de nombreuses et redoutables tribus : c*étaient, d'après Ténumération de Corippus et le précieux commentaire dont Partsch l'a accompagnée*, d'abord les Barcéens, qui occupaient, en dehors des limites propres de l'Afrique byzantine, une partie du plateau de Cyrénaïque'; puis, en allant de l'est à Touest, c'étaient les peuplades de pêcheurs qui habitent les rivages de la Grande Syrte', et celles qui, entre les confins de la Cyrénaïque et le fleuve Be, occupaient autour du centre indigène de Digdiga, les territoires où la Table de Peutinger place la grande tribu des Seli* ; près de Leptis Magna, vivaient les Gadabitani '^; les Muctuniani tenaient les montagnes désertes situées au sud de Tripoli®, enfin entre Leptis Magna et les frontières de la Byzacène, s'étendaient trois puissantes tribus, fractions détachées peut-être du grand peuple des Nasamons : c'étaient les Ifuraces^ fantassins redoutables, et que, pour cette raison, Tissot regarde justement comme des montagnards^; les Auslures, cavaliers rapides, habitués à vivre de vol et de pillage et qui étaient cantonnés dans le voisinage d'Oeaet de Leptis Magna * ; lesllaguas enfin, ou, pour leur donner le nom sous lequel les désigne Procope, les Levathes (Louata)^ C'était de toutes les
1. Partsch, préf. à Corippus (éd. des Monumental p. viri-xiv). Cf. Beilr, zur Erklarung und Knlik d. Johannis {Hermès, IX, p. 293-298).