‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 265 sur 539 · Joh., n, 113115; Tissot, I, p · texte numérisé non relu

Joh., n, 113115; Tissot, I, p

S,Joh., n, 89 seq. Cf. Ammiea Marc, 26, 4, 3; 2S, 6, 2; Gagnât, loc. cit,, p. 69.

9. BelL Vand., p. 302; Jok,, II, SI. et sur l'identiQcation, Partsch, p. zii.

tribus la plus considérable et la plus belliqueuse; établie à ce qu'il semble, aux confins occidentaux de laTripolitaine*, mais étendant peut-être ses territoires de parcours, en tout cas ses ravages, jusqu'aux portes de Leptis Magna, elle devait durant bien des années commencer et guider toutes les attaques entreprises contre le pays byzantin. Affranchie de Tautorité vandale bien avant l'expédition de 533, elle avait plus d'une fois tenté de mettre à profit le désarroi profond de la province*, et plus tard donné fort à faire aux premiers ducs impériaux de Tripolitaine'; bientôt elle allait, à la tête d'une coalition formidable, déchaîner sur l'A^frique de plus grands périls encore. Peuple terrible, dit Corippus, redoutable en guerriers et rendu audacieux par d'innombrables triomphes :

Horrida gens et dura viris audaxque triumphis Innumeiis *,

les Levalhes semblent avoir exercé sur les tribus voisines une sorte de prééminence : dans le grand soulèvement de 546, c'est lerna, leur chef, qui est placé comme généralissime à la tête de toutes les tribus de la Tripolitaine*. Et derrière cette première ligne de peuples, au sud de la zone du littoral, d'autres populations habitaient la région des premières oasis sahariennes® : c'étaient, du côté de l'est les Nasamons, dont les territoires s'étendaient jusqu'à l'oasis d'Augila';au centre les Garamantes, dont les tribus nombreuses occupaient le Fezzau actuel; vers l'ouest, les indigènes établis à Ghadamès'^, puissante et redoutable réserve, toujours prête à soutenir les attaques que leurs voisins tentaient contre le pays byzantin.

Sur le rivage de la Petite Syrte, aux confins mêmes de la Tripolitaine et de la Byzacène, d'autres tribus étaient canton-

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