Aed., p
nées entre le littoral et les chotls. C'étaient, entre le lac Triton et la mer, les Mecales ou Imaclas \ et près d^eux la nombreuse et puissante peuplade des Aslrices, dont le territoire^ assez proche de la côte, s'étendait sans doute aux environs des postes actuels de Médenine et de Metanieur*. Dans la même région, Corippus place les Celiani, les Anacutasur ', les Urceliani * ; et les principaux centres indigènes qu'il nomme dans leur voisinage suffisent à indiquer approximativement l'emplacement de ces peuples : c'est Zersilis, peut-être Gergis, sur le littoral de la Petite Syrte; c'est Talalati (auj. Ras-el-Aïn, près de Tlalet) et Tillibaris, jadis stations de la route de Tacapae à Leptis Magna, et chefs-lieux de territoires militaires; c'est Gallica et Marta(ouMarel), au sud-est de Gabès^ Plus loin, au nord des chotts, dans l'intérieur même du pays byzantin^ d'autres tribus occupaient tout le sud de la Byzacène^ ; les unes habitaient les régions montagneuses qui avoisinent Gafsa, si du moins l'on doit, avecTissot, reconnaître dans le haut sommet de TAgalumnuslecôneduDjebel-Arbet,etdanslasoIidechaîneduMacubius le massif puissant du Djebel-Younès^ ; d'autres, et plus importantes, étaient cantonnées dans les steppes et les hautes plaines qui forment le sud de la Tunisie. Parmi elles, la plus considérable était celle des Frexes, dont le nom à peine modifié se retrouve sous celui des Frechich et dont les territoires de parcours s'étendaient sans doute, jadis comme aujourd'hui, depuis Feriana (Thélepte) jusqu'à Thala et à Tébessa *. C'était,
i.Joh.Alf 75; m, 410. Cf. les Machlyea (Hérod., 4, 178; PtoL, 4, 3, 26).
2. Joh., II, 73; VI, 391 sqq. Cf. les •A(TTapouxs; (Ptol. 4, 3, 27). Tissot, IT, p. 469, les place fort à tort dans « les régions les plus orientales de la Tripolitaine ».