Id., II, 42 sqq.; Tissot, I,p
à Tépoque byzantine, Tune des plus redoutables entre les populations indigènes de cette région; sous son grand chef Antalas, elle avait plus d'une fois tenu en échec les armées des rois vandales, et, par le prestige de ses forces autant que par le nom de son roi, elle exerçait sur les tribus voisines une autorité'incontestée. C'étaient les Silvacae et les Silcadenit, dont la situation géographique nous est inconnue *, mais qui appartiennent incontestablement au même groupe que les Frexes ; c'étaient les Naffur, qui semblent établis dans le sud-est de la Byzacène et que Ton trouve constamment associés aux entreprises d'Antalas '. Enfin^ plus au nord encore, et jusque dans rintérieur de la province proconsulaire, les régions montagneuses abritaient des tribus remuantes et mal soumises. Où se trouvaient exactement établis les Silvaizan et les Macares montagnards et nomades? on ne saurait le dire '. En tous cas Partsch a démontré qu'on les rangerait à tort parmi les peuples de la lointaine Maurétanie \ Du moins peut-on fixer avec plus de précision l'emplacement de quelques autres populations. Les Cannes et les Silzactae occupaient la haute vallée du Bagradas, vers le point où le fleuve s'échappe des montagnes pour entrer dans la plaine % et sans doute ils couvraient la contrée accidentée et difficile qui s'étend entre Khamissa (Thubursicum Numidarum) et Soukarrhas à l'ouest, Chemtou et le Kef à l'est. De même, dans la presqu'île du cap Bon, dans le pays montagneux et boisé qui s'étendait depuis Curu* bis (Kourba) jusqu'au promontoire de Mercure, des tribus pillardes et mal sûres gardaient une demi-indépendance depuis l'époque vandale % et laissaient ainsi, au milieu même du pays byzantin, subsister de dangereux îlots de populations peu soumises, toujours prêtes à soutenir de leurs soulèvements les at-