‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 268 sur 539 · o/i., II · texte numérisé non relu

o/i., II

taques tentées sur la frontière, et qu'il était d'autant plus nécessaire de pacifier complètement.

En Numidie, le massif montagneux deTAurès était devenu le centre d'un état redoutable, capable de mettre en ligne de nombreux cavaliers ; et la remuante ambition d'Iabdas, le grand chef des tribus aurasiennes, aspirait à étendre en tout sens la domination qu'il avait fondée ^ Un moment il avait réussi à prendre possession des plaines fertiles qui bordent le massif à l'est et à l'ouest S et en même temps qu'il poussait des incursions jusqu'à la lisière du Tell, il s'efforçait de s'agrandir du côté du Hodna. Les succès du patrice Solomon avaient momentanément arrêté le cours de ses succès et refoulé dans leurs montagnes les tribus de TAurès. Néanmoins le prestige d'Iabdas restait considérable, et son influence semble s'être étendue au loin sur les populations sahariennes voisines des versants méridionau^du massif; là en effet, autour du centre de Badis, et dans toute la région qui s'étend vers l'est au sud de la Byzacène*, vivaient des peuples nombreux qui semblent avoir suivi la fortune du grand chef numide ; ils formaient sur les confins du désert l'inépuisable réserve de toutes les invasions et le refuge toujours prêt à recevoir tous les révoltés. — Au nord des possessions d'Iabdas, d'autres tribus occupaient dans l'intérieur du pays byzantin des portions du haut plateau. C'étaient les peuplades qui obéissaient à Coutsina; jadis cantonnées en Byzacène, et chassées de leurs territoires à la suite des événements de 535, elles étaient allées demander un refuge et des terres au grand roi de l'Aurès»; et elles étaient établies, à ce qu'il semble, sur les* versants septentrionaux de la montagne. Partsch suppose qu'elles occupaient la.contrée quiavoisine Lambèse ou Timgad*; peut-être les chercherait-

\.Bea. Vand., p. 463-466.

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