Bell. Vand., p
4. Joh., IV, 545-549. H éUit voisin de Coatsioa (Id,, VII, 244). Cf. ParUcb*
p. XXFIII.
5. On se trompe gravemeot en particulier, lorsque dans les Masaces du poète on croit retrouver une des grandes peuplades de la Maurétanie (Cat, Maurétanie Césarienne, p. '74-75). PourTauteur de l^Johannide, ie mot Mazeuc comme celui de Massylus (cf. Joh., VI, 167, 450; IV, 137, 150; VI, 267, 517), n'est autre chose qu'un terme général désignaot Tensemble des popalations berbères. Cf. Partsch, p. ix-x, et Schirmer, De nomine et génère popuhntm qui Berberi vuigo dicunluTy p. 42-46.
que dans ces contrées presque entièrement soustraites àl*au^ forité impériale, de grands chefs indigènes s'étaient, depuis la fin du V* siècle, taillé de vastes principautés. Dans le sud de la Sitifîenne, dans cette région du Hodna .qu'occupaient au IIP siècle les Babari Transtagnenses \ commandait au vi« siècle un prince du nom d'Orthaias ', et Ton admettra sans peine que, dans le massif du Babor, subsistaient toujours ces indomptables montagnards, dont Rome avait si difficilement réprimé les révoltes et si soigneusement surveillé le pays '. La plus grande partie de la Maurétanie Césarienne appartenait au roi Mastigas, dont les possessions semblent avoir touché à celles d'Orthaias*; de lui dépendaient peut-être aussi ces tribus de la Grande Kabylie, qui sans nul doute vivaient dans leurs montagnes au vi* comme au iv* siècle, ces Masinissenses, ces Isaflmsesy dont le souvenir s'est conservé dans les noms mo- • dernes des Msisna et des Flissa, toutes ces peuplades jadis formées en confédération sous le nom de Quinquegentanei^ et qui avaient donné tant à faire aux armées romaines'. Plus loin, à Touest de Césarée, tout le pays jusqu'à Gadès était soumis aux Berbères* : c'est là, dans le sud du Tell oranais, ^r les plateaux qui séparent la Tafna du Chélif, que s'étendait ce curieux royaume moitié indigène, moitié civilisé, que gouvernait au vi" siècle, avec le titre de « roi des Maures et des Romains », un chef du nom de Masuna, et qui paraît avoir subsisté jusqu'au moment de Tinvasion arabe '. Les états de ce prince, qui semblent fort étendus, confinaient-ils, comme on Ta cru, du côté de l'est, à ceux d'Iabdas *? On ne saurait le dire. En tout cas, comme les autres grands chefs que nous