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autour de leur tête ils enroulent un ample morceau d'étoffe*; comme armes, ils ont un petit bouclier de cuir» une large et courte épée, deux solides javelots* ; comme monture ces chevaux infatigables et rapides qu'ils montent souvent à cru et dirigent avec une simple baguette*. Cavaliers merveilleux, fantassins adroits et souples, ils sont, on l'a vu, adnîirablement organisés pour la lutte, et savent unir la plus brillante valeur militaire à toutes les habiletés de la guerre de surprises et d'embuscades. Au moral, ils sont enclins à l'enthousiasme, crédules aux excitations de leiirs chefs, prompts à reprendre courage au lendemain même des plus grandes défaites. Fort superstitieux, ils écoutent religieusement tous ceux qui se flattent de prédire l'avenir : ils ont dans leurs prophétesses une aveugle confiance, et sur les affaires les plus graves ils ne se décident que d'après leurs oracles*. Avec cela froidement cruels '^ sans pitié pour l'ennemi vaincu ou sans défense, ils se plaisent au pillage, à l'incendie, au massacre; ils sont avides de butin, de captifs et dW. Enfin leur perfidie est proverbiale : pour leur esprit naturellement changeant et mobile^ les promesses les plus solennelles, les engagements les plus sacrés sont chose vaine. « Chez les Maures, dit Procope, il n'y a ni crainte de la divinité ni respect des hommes. Ils ne s'inquiètent ni des serments prêtés ni des otages livrés, quand bien même ce sont les enfants ou les frères de leurs chefs ; il ne peut y avoir de paix avec eux que s'ils sont tenus en respect par la crainte de l'ennemi »•. Corippus s'exprime de même, et si les vers sont médiocres, la pensée en revanche trouve une justification éclatante dans l'histoire tout entière de l'Afrique byzantine :
Si Victor Romanus erity famulantur, adorant,