Be/l. y and,, p. 519. Cf. p
3. Cat, /. c, p. 65-66. Cf. Hanoteau et Letourncux, La KabyHt et lescoutumes kabyles, II, p. 11-20, surtout 12.
4. Joh., lU, 66-67. Sur la date, cf. Partsch, p. vi. 5.70/1,111,153.
LE GOUVERNEMENT BYZANTIN ET LES POPUUTIONS INDIGÈNES 3i3
de tout temps le jeu ordinaire des indigènes d'Afrique, et par son habileté, son audace, il se fait une manière de réputation*. Il attire à lui quelques compagnons et> devenu chef de bande, il étend le cercle de ses pillages et accroît l'importance de ses razzias*. Pour le mettre à la raison, le gouvernement dirige contre lui quelques détachements: il ose les attendre, les met en déroute, et son prestige augmente d'autant'. Le voilà chef des Frexes, et à la tête des cavaliers de sa tribu, il se risque à tenir la campagne, non plus en brigand^ mais en révolté : il enrichit les siens par d'heureux ravages, et bientôt^ attirés par l'app&t de ces succès faciles, éblouis par la gloire du jeune chef, d'autres tribus, celle des Naffur en particulier^ viennent s'associer aux entreprises d'Antalas, et un grand état indigène commence à naître dans le sud*. La faiblesse d'Hildéric achève de fortifier Fautorité du prince berbère. Les troupes vandales envoyées contre lui, surprises et cernées au milieu des bois, dans un défilé resserré et abrupt, épuisées par la chaleur et la soif, incapables, dans un terrain difficile, d'employer utilement leur cavalerie, subissent une sanglante défaite % et dans la Byzacène ouverte, les Maures d'Antalas se répandent jusqu'au littoral, ravageant tout sur leur passage'. Ainsi, à trente ans à peine, l'obscur prince des Frexes s'était fait le chef d'une vaste et puissante confédération. Avide de parvenir^ ambitieux sans scrupule, tout moyen lui sera bon désormais pour accroître Ja puissance qu'il a conquise. Quand les troupes impériales débarquent en Afrique, sans hésiter il se soumet à Bélisaire, pour faire reconnaître sa royauté par le général byzantin ^ ; quand en 834 une partie des tribus se soulève, il se garde de