id., VI, 267; VU, 268; Vill
ment de troupes régulières*, et tout son brillant courage s'emploie à achever la ruine des gens de sa raceV II se pique, dans les circonstances graves, dans le désarroi d'une défaite ou le trouble d'une sédition, de rester, comme un civilisé qu'il prétend être, fidèle à sa parole et à ses alliances*. Parfois sans doute le Berbère l'emporte; vienne une belle occasion de piller, la tentation de faire du butin sera la plus forte, et sans grand scrupule il se jettera dans l'insurrection; parfois aussi, entre les partis en présence, il exécutera une série de brusques et déconcertantes volte-faces, au double gré de ses haines et de ses intérêts ; mais au fond il est toujours prêt à revenir à Tempire, dût-il pour cela trahir sur le champ de bataille ses confédérés berbères^. Lui aussi, comme Ântalas, s'inquiète peu de l'indépendance nationale ; comme lui, il s*accommode sans peine d'être « l'esclave de la majesté impériale » ; et malgré quelques défections passagères, il restera jusqu'à sa mort Tun des meilleurs soutiens de l'autorité byzantine en Afrique.
Voici labdas encore. Celui-là c'est un grand et redoutable ambitieux, à qui rien ne coûte pour agrandir son pouvoir : il fait assassiner Méphanias son beau-père; il s'entend avec un de ses voisins pour en dépouiller un autre dont il convoite le territoire ', et à la tête de sa nombreuse cavalerie il pousse en tous sens ses courses de pillage. D'une haute taille, d'im courage éprouvé^ il a parmi les siens un prestige sans égal*; son habileté ne le cède point à sa vaillance, et à l'abri de ses inaccessibles montagnes, il sait épuiser ses adversaires par une longue guerre d'embuscades^. Il semble inflexible dans son opiniâtre résistance; plutôt que de céder il se laissera