‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 281 sur 539 · BeU, Vand.y p · texte numérisé non relu

BeU, Vand.y p

ments qui animent tous les rois indigènes ^ : s'il s'est soulevé, ce n'est point par amour de Tindépendance nationale ; c'est uniquement pour venger la mort de son frère» et Tinjure qu'on lui a faite à lui-même ; s'il s'insurge, ce n'est point contre Terapereur, mais contre le gourverneur, qui s'est montré son ennemi personnel ; il est tout prêt à déposer ces armes qu'il n'a prises qu'à contre-cœur, pourvu qu'on donne satisfaction à sa haine et qu*on répare Tinjustice dont il a été victime, et hautement il proclame qu'il veut être le vassal, 'd'esclave de la majesté impériales, d En fait, tous ces princes sont fiers de servir sous les drapeaux de Byzance ; ils aspirent à prendre rang dans sa hiérarchie militaire, à frayer avec ses ducs et ses patrices, à mériter les titres sonores qu'elle décerne à ses dignitaires. A cet égard, la prétention d'Antalas, demandant qu'en échange de son contours on mette sous ses ordres 1,500 soldats romains, est singulièrement significative \ et ce qu'Antalas réclame, Coutsina l'obtient ; autour de lui, il a comme garde un détachement de troupes byzantines, et il ne se tient pas d'aise de les commandera Voyez Màssonas encore; avant même la venue des Grecs, il s'intitule « roi des Maures et des Romains », tant il sent, pour assurer son autorité sur les cités maurétaniennes, le besoin et l'importance d'un titre qui le rattache à l'Empire. El dès la seconde année delà domination byzantine, nous le voyons offrir ses services à Solomon et rechercher son alliance^. Dansées conditions, des relations régulières devaient nécessairement s'établir bien vite entre les gouverneurs d'Afrique et les grands chefs berbères; et malgré les soulèvements fréquents qui devaient troubler le bon accord des deux parties, un système régulier de rapports

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