Bell. Vand,, p
poliliques(^ militaires et religieuxallait rapidement se fonder. Sans doute ce ne fut jamais, même pour les tribud cantonnées dans l'intérieur du territoire, une annexion véritable, soumettant les indigènes à l'administration impériale ; mais en les plaçant dans une sorte de vassalité, la diplomatie byzantine réussit à étendre bien au delà même des frontières de la province Tinfluence de TEmpire et le respect de Rome.
En général, lorsqu'une tribu indigène consentait à faire sa soumission au gouvernement impérial, une convention formelle et précise réglait les rapports futurs des deux parties*. Corippus fournit un exemple intéressant des négociations qui accompagnaient ces traités d'alliance*. Pendant la campagne de 547, Tarmée byzantine avait pénétré sur le territoire des Aslrices. Pleins d'épouvante, les Berbères envoient une ambassade au général grec, chargée de demander la paix et de prêter entre ses mains hommage à Justinien. Et il faut voir en quels termes, mêlés de flatterie et d'humilité, les envoyés s'adressent au maghter militum; certes l'auteur de la Johan-' nide n'a ici rien inventé, tant les sentiments et le style s'accordent avec ce que nous connaissons des indigènes. « Le bruit de la réputation du patrice, disent-ils, de sa loyauté, de son courage, est parvenu jusqu'à eux et les a attirés vers lui; ils sont heureux de recevoir ses ordres; ils sollicitent son alliance et d'avance acceptent ses conditions ; ils sont, pourvu qu'on les épargne, prêts à lui obéir aveuglément. » Prudemment, comme gage de ces belles promesses, le général exige qu'on lui livre des otages, et il jure, si la tribu veut observer la paix, qu'elle vivra tranquille et florissante sous l'autorité du prince. Puis, pour sceller l'alliance, il comble de présents