‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 288 sur 539 · Gagnât, p. 745-746, 8. /oA.,m · texte numérisé non relu

Gagnât, p. 745-746, 8. /oA.,m

néral sous le commandement direct de leur chef ou de ses délégués^ des corps d'armée distincts des troupes régulières'. Antalas, Goutsina, Ifisdaias sont eux-mêmes à la tête de leurs contingents ; les cavaliers d'Iabdas sont conduits par son fils et un officier auquel Corippus donne le titre de praefecitts*. En apparence, aucune solde n est allouée aux fédérés; ce sont leurs rois ou leurs chefs qui les paient, mais au moyen de Vannona que leur verse le gouvernement'; souvent aussi, pour stimuler leur zële, les généraux byzantins font distribuer aux alliés de larges gratifications \ En fait, et quoiqu'on ne fasse pas toujours appel à leur concours, quoiqu'on se borne parfois à mobiliser une portion seulement des contingents indigènes^, les gentiles sont organisés comme de véritables soldats de Tempire, et, comme à l'époque romaine % il n'est point rare, au vi* siècle encore, de les voir envoyés hors d'Afrique en expédition. Des auxiliaires maures servent en Italie avec Bélisaire, et se rencontrent à Byzance parmi les hommes de sa garde*; d'autres combattent en Orient, dans les campagnes de Perse', comme jadis leurs ancêtres combattaient en Syrie ou en Dacie.

Enfin des rapports religieux venaient compléter le système inauguré par Byzance. Au moment où les armées impériales reparurent en Afrique, ie christianisme avait, à ce qu'il semble, perdu la plus grande part des conquêtes qu'il avait pu faire jadis parmi les populations berbères. En Tripolitaine, toutes les tribus professaient le paganisme^; s'il en faut croire Pro-

l./oA., IV, 509-514, 544-549; VU, 266, 280.

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