‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 29 sur 539 · Id., p · texte numérisé non relu

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iO. Id., p. 424.

vresse ou Tamour du gain leur faisaient sans cesse oublier la discipline. La trahison même ne les trouvait point inaccessibles. Parmi les fédérés, beaucoup étaient prêts à se vendre au plus offrant*, et au lieu de réprimer ces intrigues par un châtiment exemplaire, Bélisaire était obligé de négocier et de transiger avec les rebelles*. Parmi les officiers mêmes, beaucoup ne valaient pas mieux que les soldats; les uns désobéissaient ouvertement et sans s'inquiéter ni des instructions reçues ni du reste de Tarmée, s'engagaient témérairement dans les entreprises les plus imprudentes*; d'autres autorisent le pillage et y participent et refusent de rendre gorge malgré les ordres formels de Bélisaire*; ceux-ci sont ivres quand il faut marcher en avant*; ceux-là discutent quand on devrait combattre •, d'autres prêtent Toreille aux propositions de Gélimer**; tous enfin se jalousent les uns les autres, et jusque dans l'entourage du commandant en chef, de misérables rivalités apparaissent. Après la victoire de Tricamarum il se trouva des officiers pour dénoncer Bélisaire à Constantinople, et, afin de le discréditer aux yeux de Justinien, on lança contre lui l'accusation calomnieuse, mais si souvent fatale, d'aspirer à revêtir la pourpre impériale*.

Aussi voyez les faits : à la journée de Decimum, Ta van tgarde byzantine, après un premier engagement, se lance en une poursuite folle sur les traces des Vandales, et, sans se préoccuper de sa faiblesse numérique, sans s'inquiéter de l'armée dont elle doit éclairer la route, sans même prévenir Bélisaire, elle poursuit sa course durant treize kilomètres jusque sous les murs de Carlhage*. Le même jour, sous les charges

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