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*». /rf., p. 385-386.
des Vandales, les fédérés se laissent enfoncer ; pris de panique, ils entraînent dans lear déroule un corps de huit cents cataphractaires et un bon tiers de la cavalerie byzantine, bousculé presque sans avoir combattu, se replie en désordre et manque de compromettre lajournée*. Ala bataille de Tricamarum, les faits sont plus graves et plus significatifs encore : pendant rengagement, les auxiliaires huns se rangent à Técart et s'abstiennent de combattre, attendant que la fortune se soit dessinée pour prendre le parti du vainqueur*; après le combat, Tarmée tout entière se disperse pour piller, et, jusqu'au matin, c'est un désordre indescriptible, où la voix des chefs n'est plus entendue, où la discipline n'est plus respectée, où le soldat grisé par les richesses qui s'offrent à ses yeux ne songe qu'à faire du butin et à revenir bien vite le mettre en sûreté à Carthage*. Et les troupes d'élite mêmes, et la garde personnelle du général suivent l'exemple : en un clin d'œil, l'armée victorieuse s'évapore et durant toute la nuit, Bélisaire, demeuré presque seul, ne sait comment faire pour rallier ses soldats*. Pourtant l'auteur anonyme du traité de la Tactique avait pris soin d'apprendre aux officiers byzantins, comment, en négligeant la poursuite pour le butin, on s'expose à changer une victoire en défaite*, et Procope lui-même est obligé d'avouer que par deux fois, à Decimum comme à Tricamarum, quelque décision de la part de Gélimer eût amené sans nul doute un irréparable désastre. « Pourquoi Gélimer, dit-il, ayant la victoire en main, lalaissa volontairement échapper, c'est ceque jene puis expliquer. Assurément, s'il avait poursuivi les fuyards, Bélisaire lui-même n'eût pu