‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 31 sur 539 · Id.y p · texte numérisé non relu

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4. Id,, p. 425. Lft même chose se prodaira plas tard k la journée de CcUas Vatari (w?., p. 489-490.)

5. Traité de la Tactique (éd. Kôchly et Rûstow, Griech. Kriegsschriftsteller, t. n, 2 Abt. Leipzig, 1855), XL, 7. Cf. StraUgika de Maurice, Vil, 15, p. 146- 147; Vn, 17, p. 171-172; VIU, 2, p, 197

soutenir le choc, et nos affaires étaient perdues*. » Voilà pour Decimum : et, après avoir raconté la journée de Tricamarum, Thistorien ajoute : « Si à ce moment (durant le pillage) le moindre incident s'était produit, pas un seul des Romains n'eût échappé*. » Et pour rendre compte de ces chances inouïes, Procope ne trouve d'autre explication que la volonté de Dieu, qui trouble la raison de ceux qu'il veut perdre : Quos vult perdere Jupiter dementat.

Ce fut donc moins la valeur des troupes byzantines que l'étrange impéri tie de leurs adversaires qui fit le succès de la campagne. La stratégie même 4e Bélisaire fut loin d'être irréprochable'. Sans doute il/ faut louer le général byzantin de la décision avec laquelle, malgré l'opposition unanime de son conseil, il débarqua à Gaput Yada, de Tintelligence qui lui fit comprendre l'importance d'une marche immédiate sur Carthage, du soin qu'il prit, après la chute de la capitale, d'en faire sans tarder une imprenable forteresse. Il n'est pas moins vrai qu'il commit plus d'une dangereuse imprudence. Persuadé qu'il rencontrerait l'ennemi en avant de Carthage, il marcha pendant près de dix jours, sans se douter que la principale armée vandale le suivait par derrière* ; et alors même que, bien tardivement, ses éclaireurs eurent pris le contact avec les coureurs de Gélimer, il ne semble pas un seul instant avoir deviné le plan du roi barbare. A la journée de Decimum, il laissa en arrière son infanterie, l'exposant, si Gélimer avait bien calculé sa route, à recevoir en queue et toute seule le choc des escadrons ennemis'; lui-même, avec sa cavalerie, se porta à plus de cinq kilomètres en avant, sans réfléchir qu'une attaque un peu audacieuse pouvait le couper de ses troupes de pied, et que le corps qu'il commandait, rejeté sur le défilé de Decimum, courait risque d'être écrasé entre les troupes

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