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LA CUISE DES ANNÉES 54-J-ii46 343
en retraite vers le sud^ Solomon se mit à sa poursuite : une seconde et plus importante bataille s'engagea dans la plaine de CillJum» L'armée byzantine, mécontente de son général, qui, quelques jours auparavant, lui avait refusé le partage des dépouilles, saisit avec empressement Toccasion de montrer son indiscipline; elle se battît mal, et bientôt, cédsoit à la masse des assaillants, peut-être aux suggestions de quelques traîtres ^, elle prit la fuite, abandonnant sur le terrain ses armes, ses drapeaux et son chef* ; en même temps une partie des contingents indigènes passaient à l'ennemi*. Vainement, avec quelques hommes, Solomon essaya de résister; entraîné dans la déroule, il dut à son tour prendre la fuite. Malheureusement, sur le bord d'un profond ravin, son cheval buta et s'abattit : remis en selle, mais trop cruellement contusionné pour pouvoir poursuivre sa course, le patrice, cerné de toutes parts, malgré l'héroïsme de ses gardes qui se firent tuer autour de lui, succomba enfin sous les coups des Berbères, le premier de cette longue série de gouverneurs militaires de l'Afrique byzantine, glorieusement tombés [à l'ennemi pour la défense de leur province (5t4).
Ce grand désastre eulpourTAfriquedeterriblesconséquences. Tandis que, aux extrémités de la Maurélanie, les Wisigoths, reprenant l'offensive, franchissaient le détroit de Gadès et assiégeaient Septem •, les cavaliers berbères de leur côté se répandaient à travers la Byzacène occidentale, incendiant