Joh., III
6. Isidore de Séville, Hist. Golhorum (éd. Mommsen), p. 284. Cf., sur cette intervention, Bell. Goth., p. 274, et sur la date, Dohn, Die Kônige der Germaneriy V, p. 121.
et pillant tout sur leur passage; et les contingents fidèles euxmêmes> déliés par la mort de Solomon de leurs engagements, jugeaient le moment opportun pour se faire leur part de butina Contre eux, Tarmée byzantine démoralisée par sa défaite et la perte de son chef demeurait absolument impuissante : seules, derrière leurs murailles, les villes fortes firent quelque résistance *. Pourtant, si grave que fût la crise, le mal n'était point irréparable. Antalas déclarait hautement qu'il ne faisait pa§ la guerre à Tempereur^; les autres grands chefs des tribus s'abstenaient de prendre parti dans la lutte; les Levathes eux-mêmes, qui avaient donné le signal du soulèvement et s'étaient montrés les plus acharnés au combat, aspiraient à regagner leurs campements de Tripolitaine \ et après avoir poussé sur la route de Théveste à Carthage jusqu'au pied des murailles de Laribus, ils s'arrêtaient au premier obstacle et s'en retournaient chez eux mettre en sûreté leur butin. Enfin» l'armée des Wisigoths, cernée sous les mors de Septem, subissait un grave désastre ^ Il n'était donc nullement impossible^ au moyen de quelques concessions habilement faites, de désarmer l'insurrection. Au lieu de cela, une résolution généreuse mais imprudente de Justinien vint aggraver la situation et fit éclater la crise. Pour honorer la mémoire du général si vaillamment tombé à Cillium, l'empereur ne crut pouvoir mieux faire que de lui donner pour successeur son neveu Sergius*.
Cette nomination produisit dans toute l'Afrique un effet déplorable \ Personne n'était plus mal fait que le nouveau patrice pour réparer les maux qui accablaient la province. Par sa lâcheté et ses habitudes de mollesse, il n'inspirait aucune con-