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352 inSTOIKE DE LA DOMINATION BYZANTINE EN AFRIQUE
l'AurëSy réuaissaient leurs forces et faisaient leur joaction avec les insurgés de Byzacène. En même temps, l'armée grecque, mal payée, mécontente, se défiant d'un chef incapable dont elle craignait d'être abandonnée, s'agitait sourdement \ et dans le désarroi général, les officiers, désireux de parvenir, croyaient le moment venu pour se tailler en Afrique quelque principauté indépendante. Parmi eux, le plus redoutable était Guntarith, le duc de Numidie. Ancien lieutenant de Solomon, il avait en 539 pris part à l'expédition de TAurès'; plus récemment, à la bataille de Gillium,son attitude ambiguë et sa fuite un peu prompte l'avaient fait, non sans raison^ soupçonner de quelque trahison'. Ambitieux sans scrupules, capable de tout oser, mais assez habile d'autre part pour ne point se compromettre trop ouvertement, depuis quelque temps déjà il préparait les voies à sa fortune. Il avait profité de son commandement en Numidie pour se mettre en relation avec les grands chefs du pays, et c'était sur ses conseils qulabdas et Coutsina s'étaient joints à Antalas pour marcher surGarlhage\ Mais d'autre part, et malgré les négociations qu'il conduisait sous main avec les Berbères, Guntarilh affectait de demeurer fidèle à l'empire, et d'obéir avec empressement aux ordres d'Aréobinde'; fort habilement il s'insinuait dans la confiance du patrice, conseillant sesdémarches, recevant ses confidences et en tirant, selon le cas, le parti qui convenait le mieux à ses intérêts particuliers*. Le duc de Numidie nourrissait en effet des desseins assez compliqués ; il voulait arriver, mais sans le secours d'une révolution \ Il se contentait donc de déchaîner la tempête, espérant bien qu'Aréobinde ne saurait ni ne voudrait y résister; il n'épargnait rien pour