‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 332 sur 539 · id · texte numérisé non relu

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détournée vers l'intérieur du pays, après avoir fait, probablement àHadrumète, sa jonction avec les troupes du duc Marcentios; on voit que le combat se livra dans une vaste plaine entourée de collines où les indigènes purent à Taise disposer leurs chameaux en un vaste retranchement circulaire, où la cavalerie byzantine, d'autre part, put se déployer et manœuvrer: c'est donc, selon toute vraisemblance, au sud-ouest d'Hadrumëte, dans la région qui s'étend à Test ou au sud de Sbeilla qu'il faut essayer de retrouver l'emplacement de la bataille : quant à la date, on doit la fixer sans doute tout au début de Tannée 547. Quoi qu'il en soit, la lutte fut longue, sanglante et décisive ; nous en avons raconté ailleurs les épisodes les plus significatifs*, Tardente mêlée de cavalerie par laquelle elle commença, le furieux combat^ où d'abord, sous les charges impétueuses d'Ântalas, les Byzantins plièrent, Tassant donné au camp berbère et la défense farouche qui pendant quelque temps brisa tous les efforts des troupes impériales, enfin la déroute finale, le pillage, le massacre, et la fuite éperdue des tribus. Le désastre était complet pour Antalas et ses alliés : non seulement leur armée dispersée s'enfuyait sur les routes, poursuivie jusqu'à la nuit et sabrée par les escadrons grecs *; mais ses plus vaillants chefs étaient tombés dans la lutte, et le principal d'entre eux, lerna, roi des Levatbes, en essayant de sauver l'idole du dieu Gurzil, était atteint et massacré par les cavaliers byzantins'. Non seulement un immense butin, que Jean Troglita n^essaya point de disputer à Tavidité de ses soldats, était le fruit de la victoire \ mais une multitude de captifs étaient rendus à la liberté ^, et dans le camp forcé, on retrouvait, parmi les dépouilles, les drapeaux de Solomon, tombés jadis à Cillium entre les mains des rebelles®. Les dé-

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