W., IV, 1154-1155; Bell. Vand,, p
satires des deraières années étaient pleinement et glorieusement vengés : les tribus décimées regagnaient en toute hâte la Tripolilaine, Ântalas épouvanté déposait les armes, et cette décisive journée semblait d'un seul coup avoir pacifié l'Afrique. Sans doute avec une sage prévoyance, dans les places réoccupées de la frontière, le magtster militum réorganisait la défense du territoire, et, appréciant plus justement que ses prédécesseurs l'inflexible courage des adversaires qu'il venait de combattre , il laissait aux ducs de Byzacëne le soin d'achever par de constantes poursuites la soumission ou la destruction des tribus ^ Mais la grande guerre paraissait terminée, et tandis que les étendards reconquis, envoyés à Constantinople , allaient annoncer à Tempereur l'éclatant triomphe de ses armées', Jean Troglila faisait à Carthage, au milieu des acclamations populaires, une entrée triomphale *, et la situation semblait si assurée qu'on crut pouvoir sans péril dégarnir partiellement la province et diminuer l'efiectif du corps expéditionnaire *. A ce moment en effet, en Itsfiie, Totila venait de prendre Rome, et Bélisaire se trouvait dans une position presque désespérée ; il est probable que le détachement assez important, qui paraît avoir été fait en Afrique, fut cette fois encore destiné à renforcer l'armée qui luttait contre les Ostrogoths.
Par malheur, la paix tant souhaitée dura quelques mois à peine'. A la voix d'un de leurs chefs, Carcasan, roi des Ifuraces*^ les tribus delà Tripolitaine n'avaient pas tardé à repren-