‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 334 sur 539 · yoA., IV · texte numérisé non relu

yoA., IV

dre courage; excitées par les promesses de victoire que leur prodiguaient leurs prophétesses, enhardies par Tappui qu'elles trouvaient chez les grandes nations des Nasamons et des Garamantes*, elles revinrent à la charge en une nouvelle et plus formidable coalition, qui parait avoir compris toutes les peuplades berbères, depuis les oasis voisines de la Grande Syrte jusqu'au Sahara algérien*. La Tripolitaine byzantine suppporta tout naturellement le premier choc des envahisseurs •; mais bientôt les insurgés se retournèrent vers la Byzacène ^: et avant même que le duc de Leptis eût pu annoncer au gouverneur général l'explosion du nouveau soulèvement, déjà les rapides cavaliers indigènes touchaient aux frontières de la province*.

La situation était grave. On était au fort de Tété et le climat africain ne pouvait manquer de rendre fort pénible une expédition entreprise en cette saison'. Les forces byzantines étaient notablement diminuées, soit par les détachements faits en Italie, soit par la défection d'une partie des alliés indigènes. Ifisdaias^ dès ce moment sans doute brouillé avec Coutstaa son voisin, refusait ses contingents, espérant peut-être profiter de l'absence de son rival pour piller son territoire. A la vérité, Ântalas, se souvenant de la récente leçon que lui avait infligée le magister militum, restait provisoirement neutre, et attendait, pour prendre partie des événements décisifs^; mais son hostilité n'était point douteuse et son attitude suspecte commandait quelques précautions. Seul, Goutsina demeurait immuablement fidèle; mais tout son dévouement ne pouvait suffire à compenser les insuffisances de Tarmée grecque»

i. Joh., VI j 195-200.

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