W., VI
7. Procope se trompe {BelL Vand.^ p. 533) ea lui f&isaat prendre part au début de la guerre. Cf. Partsch, p. xxx, n. 167.
privée de quelques-uns de ses meilleurs chefs, el réduite de neuf corps qu'elle comptait dans la précédente campagne k six divisions seulement.
Heureusement les derniers succès avaient remonté le moral des troupes*. Jean crut que leur enthousiasme lui permettrait de prendre une offensive hardie. Avec une décision, une audace que depuis longtemps ne connaissaient plus les généraux byzantins, il se porta en hâte sur la frontière méridionale de la Byzacène pour barrer le chemin à l'invasion et épargner à la province épuisée les horreurs de nouveaux ravages'; et malgré la chaleur croissante, il poussa jusqu'aux limites du désert, désireux de rejeter Tennemi loin du pays byzantin et de porter la guerre sur son propre territoire. Les tribus indigènes, effrayées de cette fière attitude, n'attendirent point les troupes grecques et battirent en retraite ; elles se jetèrent au sud des Chotts, dans l'aride et sablonneuse région de TErg oriental'; les Berbères espéraient bien que dans ces brûlantes solitudes, jamais les Byzantins n'auraient le courage de les suivre. Jean pourtant n'hésita point : plein de confiance dans l'ardeur de ses troupes, bravant les difficultés de la route, il s'engagea dans le désert : un convoi d'eau et de provisions accompagnait la colonne*. Mais au bout de quelques jours de marche, les soldats commencèrent à se plaindre ; malgré les précautions prises, les vivres s'épuisaient; les fourrages manquaient pour les bêtes, Teau qu'il fallait rationner menaçait d'être insuffisante, et la chaleur croissante brisait tous les courages. Déjà on murmurait dans les camps, réclamant à grands cris la retraite, lorsque, par surcroît d'infortune, une épidémie subite, s'abattant sur les chevaux de l'armée, démonta en quelques heures une bonne partie de la cavalerie ; alors, parmi les troupes démoralisées, une véritable sédition