‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 338 sur 539 · BelL Vand., p · texte numérisé non relu

BelL Vand., p

forteresses de la frontière^, il alla avec le reste de ses forces s'établir dans la puissante citadelle de Laribus*; dans cette forte position stratégique, couverte par d'épaisses forêts, il était à l'abri de toute attaque, et bien placé pour donner la main aux contingents berbères de la Numidie. Malheureusement, à ce moment même la discorde éclatait entre les alliés de Byzance ; Goutsina et Ifisdaias semblaient à la veille d'en venir aux mains, menaçant, par leurs luttes intestines, d'enlever à Tarmée grecque le puissant appui de leurs nombreuses troupes'. De son côté, Antalas sortait de sa neutralité et, enhardi par le désastre des impériaux, joignait ses forces à celles des rebelles ^ ; enfin la Byzacëne était ouverte à tous les ravages, et les cavaliers indigènes, pillant et massacrant tout sur leur route, poussaient audacieusement jusqu'aux portes mêmes de Carthage*. A la fin de l'année 547, une fois encore, tout était à recommencer.

Malgré la grandeur du péril, Jean dut passer tout l'hiver à reconstituer son armée*. Fendant qu'à Carthage, le préfet du prétoire Athanase et le jeune fils du magister militum^ qui avait accompagné l'expédition, s'occupaient d'organiser les renforts et dirigeaient sur Laribus des convois importants d'armes et d'approvisionnements', le général négociait avec les Numides; ses agents remettaient d'accord Ifisdaias et Goutsina ', et le roi de l'Aurès lui-même, labdas, entrainé ou contraint par l'attitude des chefs, ses voisins, se décidait à placer ses contingents sous les drapeaux de Byzance*. Au printemps de 548, toutes les troupes des alliés indigènes

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