‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 348 sur 539 · Joh„ III · texte numérisé non relu

Joh„ III

« Florens haec gaudia sensit Nostra decem tellas plenos laxata per annos. •

Byzacène, venant dire de quels bienfaits ils jouissaient sous le régime impérial'. On peut croire que les blessures des années suivantes, si terribles qu^elles nous paraissent, trouvèrent de même une assez prompte guérison : et d'ailleurs, bien des indices précis attestent la prospérité des villes et des campagnes africaines sous le règne do Justinien, autant que la sollicitude témoignée par le prince à sa récente conquête.

« Justinien, dit Evagrius, releva en Afrique cent cinquante villes; les unes, il les rebâtit complètement, les autres^ qui étaient en grande partie ruinées, il les restaura avec plus de magnificence. Dans toutes, il prodigua tous les genres de parure, les constructions publiques et privées, les ceintures de murailles et les superbes édifices, qui font la splendeur des cités en même temps qu'ils plaisent à Dieu. Il multiplia les travaux d'eau autant pour Tagrément que pour Tulilité, créant les uns de toutes pièces pour les villes qui n'en possédaient point auparavant, réparant les autres de manière à leur rendre leur aspect d'autrefois*. »Ilne s'agit pas seulement ici, on le voit, de ces innombrables citadelles, par lesquelles Tempereur voulut assurer la défense de la province; l'œuvre de réparation que décrit Evagrius eut une autre ampleur et une portée plus baute. Elle atteste le désir qu'avait le prince d'effacer en Afrique les traces de la domination vandale^ de faire renaître la prospérité qu'avait connue ce pays sous l'autorité de Rome; elle s'accorde avec les mesures bienveillantes que Justinien prescrivait à Tégard de ses. nouveaux sujets, avec les efforts qu^il tentait pour étendre vers le sud le champ de la colonisation ; et si l'on songe que dans l'empire tout entier, un des constants soucis du basileus fut d« fournir aux cités les cons-

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