Evagrius, Hist, eccl,^ IV
tructions d'utilité publique, thermes, aqueducs, fontaines, nécessaires à ralimentation et au bien-être des habitants', on admettra, sans peine, qu'en Afrique plus qu'ailleurs, il a dû multiplier les travaux pour l'améDagement de l'eau*. Aujourd'hui encore^ bien des indices épars, lambeaux de textes ou ruines de monuments, permettent d'entrevoir l'exactitude des renseignements fournis par l'historien. On verra plus loin de quelle floraison d'églises le rétablissement de Torthodoxie couvrit les provinces africaines : la sollicitude de Justinien ne fut pas moindre pour la construction des édifices civils. On peut croire que son orgueil se complut à laisser des marques visibles de son règne dans ces villes qu'il décorait de son nom, Justiniana Capsa, Hadrumetum Justiniana, Carthago Justiniana% et dont plusieurs, au reste, telles que Justiniana Zabi ou Justinianopolis, furent de véritables créations de la volonté impériale*. OnsaitparProcope comment Leptis magna, trouvée par les Byzantins à peu près en ruines et presque ensevelie sous les sables, fut reconstruite par les ordres du prince et, selon l'expression de l'écrivain, « reprit figure de ville »': sans parler des églises nombreuses qui y furent élevées, Justinien y fil réparer l'antique palais de Septime Sévère, il dota la cité de bains publics et d'autres édifices somptueux*. Des travaux du même genre embellirent Sabrata^. Sur la côte de Byzacène, & ce promontoire de Caput Vada où avaient débarqué les troupes de Bélisaire, une ville fut fondée sous le nom de Justinianopolis; et, malgré les difficultés naturelles de la situation^ rétablissement impérial semble avoir été prospère, grâce à Ja sûreté du port qui y fut établi, grâce à l'activité des échanges