‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 350 sur 539 · Aed., p · texte numérisé non relu

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qui se firent sur l'important marché qui y fut ouvert *.l La capitale de l'Afrique byzantine, Carthage, naturellement reçut sa large part des bienfaits et des libéralités du souverain. L'ancien palais des rois vandales, situé sur les hauteurs de Byrsa, fut aménagé pour servir de résidence au gouverneur général, et une église somptueuse y fut édifiée'. Pour augmenter le développement du commerce de mer, une des principales sources de la prospérité de Carthage, le port fut protégé par d'importants travaux de fortification > ; et dans le quartier marchand situé le long du rivage^la grande place appelée le forum de mer fut encadrée d'une double rangée de portiques'. Dans la ville, des thermes magnifiques furent bàtis^ qui reçurent, en Thonneur de l'impératrice, le nom de Thermes Théodoriens* et Tensemble des constructions ordonnées par l'empereur parut aux contemporains assez considérable pour que Procope ait pu parler « de la nouvelle Carthage créée par Justinien^ »

Mais l'exemple le plus caractéristique peut-être de ce que fut l'œuvre de réparation entreprise en Afrique par le gouvernement impérial est fourni par les récentes fouilles poursuivies à Timgad par le Service des monuments historiques. Thamugadi, on le sait, avait été trouvée par les troupes de Soiomon absolument ruinée et déserte ; située d'autre part à la frontière même du territoire byzantin, elle n^offrait, ni par l'éclat d'un nom jadis illustre, ni par une importance urbaine bien considérable, des raisons d'attirer particulièrement l'attention des administrateurs grecs. Pourtant les lieutenants de Justinien ne se contentèrent point, comme on Ta cru longtemps, d'élever sur cet emplacement désert la grande forteresse qui se dresse au sud de

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