Bell, Vand,, p
des sources nombreuses donnant naissance à des fleuves, el des vergers merveilleux; le blé qui pousse dans cette région et les arbres fruitiers atteignent une hauteur deux fois plus grande que dans tout le reste de l'Afrique *. » A Touest de TAurès, le Hodna n'était pas moins fertile*, et jusque sur les limites du Sahara la culture des céréales était prospère dans les oasis qui bordent le flanc méridional du massif aurasique'.
Un seul changement important parait s'être accompli à l'époque byzantine dans Téconomie rurale de l'Afrique. A côté des cultivateurs, on voit réapparaître, surtout en Byzacène, une population indigène pastorale; à côté des plantations d'oliviers, les prairies, les terres de parcours, de pâture ovine et chevaline, tiennent une place assez importante*. Comme on l'ajustement remarqué, il est probable que la route des marchés qui exportaient l'huile fut plus d'une fois coupée par les troubles qui agitèrent le pays, et que les cultivateurs cherchèrent des compensations du côté de l'élevage*. Toutefois, même alors, l'exploitation agricole du pays demeura la chose essentielle : je n'en veux pour preuve que la place qu'occupent encore dans TAfrique byzantine deux des facteurs essentiels de la prospérité rurale, l'aménagement des eaux et la végétation forestière.
On sait de quel ingénieux système de travaux hydrauliques les Romains couvrirent toute l'Afrique ancienne, pour assurer l'alimentation en eau des cités et la mise en valeur des campagnes^ On a vu avec quel soin l'administration byzantine se préoccupa d'entretenir les premiers de ces ouvrages ; on peut croire que les seconds, plus nécessaires encore pour compenser les inconvénients du climat, ne furent pas l'objet