‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 364 sur 539 · Joh,y · texte numérisé non relu

Joh,y

Laribus fussent presque cachées au milieu des boisV Nous ne savons point où il faut localiser le domaine montagneux et boisé où vivaient les tribus des Silcadenit, des Macares, des Silvaizan";maistoulelapresqu'ileducap Bon était couverte de forêts^, et de même le littoral de la Proconsulaire*. Enfin, bien plus au sud, dans la partie montagneuse de la Byzacëne comprise entre Fériana et Tébessa — là même où s'étend aujourd'hui la forêt de Bou-Chebka — Corippus signale de grands bois* ; et jusque dans le sud^ une végétation forestière paraît avoir couvert les plateaux aujourd'hui dénudés qui dominent le rivage des Syrtes*. A la vérité, les mêmes textes nous apprennentaussicommentcesforêts périssent, détruites parles incendies périodiques allumés par les envahisseurs berbères : toutefois, ici encore, c'est surtout au moment de l'invasion arabe que disparurent les richesses forestières de la province'. Durant les deux siècles de la domination byzantine, l'Afrique garda assez abondante sa parure de forêts et conserva assez bien entretenu son système de travaux hydrauliques : grâce à ces facteurs, elle put demeurer fertile et prospère, et réparer, sans trop de peine, les désastres que la guerre lui infligea.

Le commerce parait avoir été un autre élément de la pros* périlé de l'Afrique byzantine vers le milieu du vi^ siècle. Dès avant l'expédition de Bélisaire, les négociants orientaux entretenaient d'importantes relations avec Carthage'; ces rapports ne purent que devenir plus intimes encore sous la domination de Justinien. Corippus signale les objets que l'Afrique exportait à Constantinopïe % et Procope parle de l'acli-

{. Joh,, vu, 143.

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