‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 370 sur 539 · W., IV · texte numérisé non relu

W., IV

nir aux premières années du vu' siècle * ; mais ces débris mutilés ne fournissent que des informations incomplètes. Enfin, si les di^couvertes épigraphiques des dernières années ont permis d'identifier une portion des noms géographiques inscrits dans les listes conciliaires, la plus grande partie des villes énumérées dans ces textes nous est encore inconnue '. Dans cette incertitude, il y aurait quelque imprudence à vouloir trop préciser les choses ; on se contentera donc de quelques indications générales sur l'organisation et les divisions religieuses de l'Afrique au temps de Justinien.

Depuis le iv* siècle jusqu'au commencement du vr, T Afrique semble avoir été partagée en six provinces ecclésiastiques : Tripolitaine, Byzacène, Proconsulaire, Numidie, Maurétanie Sitifienne et Maurétanie Césarienne *. Quant à la Maurétanie Tingitane, elle paraît avoir très rarement pris part aux conciles africains ; en tout cas ses évëques ne figurent point dans la Notitia de 484 % et ils ne se firent point représenter en 525 à Carthage. Chacune de ces provinces avait à sa tête un primat; on désignait ainsi, non point Tévèque du siège métropolitain — en Afrique en effet, Carthage seule avait le rang de métropole — mais le plus ancien parmi les prélats de la région; c'est ce qui explique comment des évèques de villes peu importantes se trouvent parfois chargés de réunir et de présider les conciles*. Dans la Proconsulaire seulement, une autre règle était appliquée : l'évèque de Carthage, investi de la dignité et des privilèges de métropolitain, était en tout temps le chef spirituel de la province, et la dignité de son siège, en lui assurant la préséance non seulement sur les évêques de la Proconsulaire^ mais sur ceux mêmes des autres régions,

\. ByzanL Zeitschr,, H, p. 26, 31-32 et sur la date, p. 34.

Page 1