‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 371 sur 539 · Morcelli, 1, p. 33 ; Toulotte, /. c, t. 1, p · texte numérisé non relu

Morcelli, 1, p. 33 ; Toulotte, /. c, t. 1, p

412 HISTOIRE DE LA DOMINATrON BYZANTINE EN AFRIQUE

faisait de lui Je chef hiérarchique et comme la tête de TÉglise africaine*. »

Dans ses traits généraux, cette organisation paraît avoir subsisté à l'époque de Justinien '. Dès le lendemain de la conquête, le pape et l'empereur s'empressèrent de restaurer et de confirmer les privilèges du siège métropolitain de Carthage'; et à côté de Tévèque de la capitale africaine, les textes mentionnent fréquemment les primats de Byzacène et de Numidie\ Quant aux divisions ecclésiastiques, il semble qu'au début elles soient demeurées, au moins d'une manière théorique^ les mêmes qu'autrefois ; un seul changement y fut peut-être apporté : la Tingitane, que Ton trouve au commencement du viT« siècle représentée à un concile de Carthage ', fut peut-être dès ce moment rattachée à l'Afrique au point de vue ecclésiastique, comme elle le fut au point de vue administratif*. Toutefois, en fait, l'étendue du pays chrétien diminue sensiblement; les deux cent vingt évêques qui, en 534, vinrent siéger au concile de Carthage, paraissent avoir appartenu aux trois seules provinces de Proconsulaire, Byzacène etNumidie'; et on conçoit en effet qu'à cette date, comme d'ailleurs durant les guerres qui si longtemps troublèrent au vi® siècle l'Afrique byzantine, les prélats des régions où ne parvenait point la domination grecque aient pu malaisément quitter leurs diocèses pour se rendre à Carthage. Certes on peut admettre, comme une hypothèse très vraisemblable^ que le clergé de la Tripolitaine, où le nombre des sièges épiscopaux était peu considérable, s'est réuni en général à celui de la province voisine de Byzacène * ; les évêques de la côte des Syrtes siègent en

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