‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 377 sur 539 · Greg. EpisL · texte numérisé non relu

Greg. EpisL

418 mSTOlKE DE LA DOMINATION BYZANTINE EN AFRIQUE

Ce sont ceux de Sélif^ et de Tucca; avec d'autres que nous ignorons, ils formaient peut-être la province ecclésiastique de Maurélanie et préparaient ainsi la circonscription nouvelle où viendront se ranger plus tard tous les évôchés des trois provinces de TAfrique occidentale.

Dans les limites que nous venons de définir approximativement, rÉglise africaine, sous le règne de Justinien, brilla d'un assez vif éclat. Au lendemain même de l'occupation, la bienveillance impériale, on le sait, lui avait restitué ses biens et ses temples^ restauré ses anciens privilèges en les augmentant de tous ceux que le code venait récemment de conférer aux évêques, mis à son service toutes les forces de l'autorité publique pour la protéger contre les hérétiques^ les juifs et les païens*. La politique ainsi inaugurée ne se démentit point durant tout le cours du règne ; de même qu'il voulait en matière civile reconstituer l'Afrique telle que Rome l'avait faite, ainsi Justinien eut pour constant souci d'y rétablir au point de vue ecclésiastique l'élat qu'elle avait autrefois connu : « Nous voulons être, écrivait-il en 512 au primat de Byzacène, les tuteurs et défenseurs des antiques traditions*. » Et, dans ce but, de même qu'il avait en 534 fait droit à toutes les demandes de l'assemblée de Garthage, ainsi Tempereur accueillait avec complaisance les sollicitations que lui adressait en 541 le concile de Byzacène. Préoccupé de réorganiser de manière solide et définitive l'Église d*Afrique, il réglait en termes exprès la situation et les rapports hiérarchiques de ses différents chefs, confirmant à l'évèque de Garthage les privilèges que comportait sa dignité métropolitaine, assurant aux pri-

Page 1