Zachariae^ Jusliniani Novellae, ^'ov, 140 (II, p
mats de Numidie et de Byzacëne le rang et les droits qui leur appartenaient * ; et en même temps que dans chaque province il subordonnait exactement les prélals de la région à leur primat, il affranchissait d'autre part celui-ci de Tautorîté trop stricte du métropolitain de Carthage^ et il autorisait en particulier Tévèque-doyen de la Byzacëne à porter directement au pied du trône ses plaintes et ses conseils'. Fort libéralement il accordait aux clercs le privilège d'être, en matière religieuse, uniquement justiciables des tribunaux ecclésiastiques^etdéfen^ dait à tous « juges civils et militaires » d'intervenir en ces dé« licates matières '. Et ainsi, soit qu'il renouvelât contre les hérétiques les interdictions qui les écartaient des fonctions publiques, poussant même la rigueur jusqu'à leur en imposer parfois les charges en leur refusant les privilèges correspondants \ soit qu'il confirmât solennellement les droits métropolitains de Tévèque de Carthage ^, constamment il prouvait sa ferme volonté de proléger l'Église africaine, son désir d'y faire renaître « la fleur de son ancienne prospérité » ^
Aussi les conciles recommencent à se réunir à de fréquents intervalles. Des 534, toutes les Églises d'Afrique envoient leurs représentants à Carthage et viennent y renouer avec joie les antiques traditions interrompues \ En 541, la Byzacëne tient son concile provincial; en 550, les trois provinces se rassemblent pour discuter en de solennelles assises la question des trois chapitres; en 554, un concile se tient en Proconsulaire; en 555 un autre est convoqué en Numidie \ Grâce à la protection impériale, des églises s'élèvent sur tous les points du pays