Diehl, Rapport, p
12. C, LL., VIH, 18656, 14902; Duchesne, Bull, de la Société des Antiquaires. 1893, p. 238-241. Cf. de Rossi, La capsella argentea, p. 16 et Si, et BuU. Corn., 1889, p. 136-137.
13. Rossi, Bull. arch. crisl., 1878, p. 19-20, 22-24, 117 14.f.Duchesne, /. c; C. /. L., VIII, 10642.
les rares cités que Byzance occupait sur les côtes de la Maurétanie Césarienne; la basilique de Sainte-Salsa à Tipasa paraît avoir été reconstruite à Tépoque de la domination grecque*.
Veut-on savoir suivant quels principes d'architecture
Fig. 68. — Plan du Dar-el-Kous, au Kef. (D'après M. Saladin.)
furent élevés ces édifices? Il faut, pour s'en rendre compte, examiner les deux églises qui nous sont parvenues le plus intactes : celle de Haïdra et celle do Dar-el-Kous au Kef*.
1. Comptes rendus de VAcad, des inscriptions, 1892, p. 246-247; Gsell, Recherches archéologiques en Algérie, p. 66-72.
2. SaladÎD, I, p. 174-115, 205-206; II, p. 556-558; P. Gauckler, /. c, p. 49-50.
Dans toutes deux, le plan général est tout latin encore : derrière un narthex ouvert par trois portes s'étend l'église, formée d'une nef principale entre deux bas-côtés; des suites d'arcades portées sur des colonnes séparent la grand nef des travées latérales ; une abside demi-circulaire s'ouvre au fond du vais-
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Fig. 69. — Le Dal-el-Kous, au Kef. (Essai de restttutioQ de M. Saladio.)
seau médian, derrière un arc triomphal soutenu par deux colonnes. La nef est couverte en charpente, le narthex et les bas-côtés voûtés en voûtes d'arête. Mais à côté de ces dispositions toutes latines, certains partis dénotent une inQuence orientale : l'abside est décorée d'une série de niches demicirculaires accostées par des colonnes; « ces niches ne sont pas arrêtées dans leur partie supérieure par une arcade et une voûte en cul-de-four, mais la voûte demi-sphérique qui forme
Tabside, au lieu d'être uae surface continue, est une coupole à côtes creuses dont chaque côte, à la naissance de la coupole, a pour section le plan de la niche... Cette disposition d'abside
Fig. 70. — Façade restituée de l'église de Dar-el-Kous i. (Dessin de M. SaladiD.)
1. Les figures 70 et 71, ainsi que la planche II, m*OQt été fort obligeamment fournies par MM. Hachette etC'«, qui non seulement ont bien voulu m'autorisera employer ces dessins primitivement publiés dans le Tour du Monde ^
est absolument analogue aux voûtes de certaines petites églises de Constantinople, voûtes en coupoles k côtes reposant sur un tambour à côtes. Ici, c'est une semblable disposition ; mais au lieu de voir un tambour à côtes et une coupole soutenus sur des pendentifs, nous avons la moitié seulement de ce motif appliqué à une abside » ^ En outre, tous les détails de la décoration architecturale, lorsque les pièces n'en sont point empruntées à des monuments plus anciens, sont de style purement oriental ; dans les sculptures rapportées qui décorent le tympan des portes d'entrée, dans les beaux chapiteaux de marbre qui surmontent les colonnes, dans les fragments de clôture dont peut-être quelques débris se conservent au mimber de la grande mosquée de Kairouan *, on trouve les formes habituelles, les motifs ordinaires, le caractère coutumier de Fart byzantin. Et dans cette combinaison d'éléments divers, l'école indigène elle-même est en quelque manière représentée par ces curieux carreaux de terre cuite employés à revêtir les parois intérieures des édifices, et dont les fouilles d'Hadjeb-el- Aioun, de Bou-Ficha et de Kasrin ont fourni de si intéressants exemplaires*. Sans doute, dans ces derniers ouvrages, produits d'un art en décadence, on trouve une rare grossièreté d'exécution, comme d'autre part on remarque souvent dans les motifs décoratifs une assez grande pauvreté d'imagination; néanmoins par leur nombre, comme par les réelles qualités techniques qu'on constate encore dans leur architecture*, les églises byzantines d'Afrique méritent quelque attention ; elles prouvent à tout le moins la vie et l'activité qui se conservaient encore au vi* siècle dans cette partie de l'empire.
mais en ont encore fort gracieusement mis les clichés à ma disposition. Je tiens à leur exprimer ici toute ma reconnaissance.
1. Saladin, I, p. 206-207. On trouve môme à Sidt-Abdallah-Mdlliti un curieux exemple de coupole sur pendeutifs (Carton, /. c, p. 281-284).