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soldats byzantins*. Les propriétés ne furent pas mieux traitées que les personnes ; non seulement les terres qui avaient formé le domaine royal furent confisquées au profit de Fempereur', mais les biens particuliers mêmes ne demeurèrent point à l'abri des revendications. On fit rendre gorge à tous les détenteurs illégitimes de terres; les anciens propriétaires furent autorisés à faire valoir leurs droits ', les églises catholiques furent remises en possession de leurs domaines \ Sans doute, pour éviter un bouleversement total dans l'état de la propriété, on couvrit bientôt de la prescription toutes les usurpations remontant au delà de la troisième génération •; néanmoins la mesure eut sans doute pour effet de dépouiller la plupart des propriétaires de race germanique. Enfin, persécutés dans leur religion, chassés de leurs églises, exclus de toute participation aux charges publiques, « attendu, dit cruellement une novelle impériale, que c'est bien assez pour eux de vivre » •, les Vandales semblent avoir peu à peu disparu sans laisser de trace. Quelques-uns d'entre eux — un millier à peine — essaieront quelques années plus tard de venger dans une révolte suprême, les humiliations de S34 ^ : la masse, désarmée, soumise à une sévère surveillance, évincée peu h peu de TAfrique byzantine ^ probablement diminua vite, ou se fondit dans la population indigène ; en tout cas elle ne fut plus jamais une cause d'embarras pour le gouvernement impérial.
Aussi bien, dans l'Afrique reconquise, les Vandales ne for-